fbpx

Introduction  par Gisèle VERNIOL

Madame VERNIOL a introduit la soirée d’échange, par une présentation des intervenants. Sont ainsi intervenus Tiphaine, de l’association Zéro Waste Toulouse, et Romain CUJIVES, conseiller municipal de la ville de Toulouse et conseiller communautaire à la Métropole.

L’association Zero Waste Toulouse, antenne locale de Zero Waste France, a été créée sous la forme d’un collectif informel en 2016 et est devenue une association collégiale en février 2018. Elle sensibilise et accompagne les Toulousains vers une réelle réduction des déchets et des gaspillages. Aujourd’hui, l’association regroupe une cinquantaine de bénévoles, tous engagés dans la construction d’une société plus durable.

Enfin, Madame VERNIOL a indiqué aux citoyens que ces interventions seraient suivies d’un débat sur les propositions formulée en matière de transition écologique, essence même de la soirée en insistant sur le fait qu’ils ne devaient pas hésiter à prendre la parole. En effet, cette soirée est un exercice de démocratie participative.  

Intervention de Tiphaine, représentante de l’association Zéro Waste Toulouse

« Avant toute chose, je souhaite remercier Romain de me permettre d’ouvrir ce dialogue et d’avoir organiser cette rencontre, afin que nous puissions échanger autour de la transition écologique.

« Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas. »

Ce slogan sorti du mouvement européen Zero Waste, je le répète depuis que j’ai co-fondé le groupe local toulousain.

La présidente de Zero Waste France, Flore Berlingen, définit ce mouvement commeune « philosophie » au service d’une stratégie globale pour développer des outils pratiques avec un objectif : éviter le déchet, pas le gérer.

Pourquoi agir pour réduire au maximum notre production de déchet et idéalement, au quotidien, arrêter d’en produire ?

Depuis le milieu du 20èmesiècle, après la seconde guerre mondiale, le modèle de l’économie linéaire, devenu dominant, a accompagné le développement de la société de consommation avec la production de masse. Or ce modèle – extraction > fabrication > distribution > consommation > déchet – atteint ses limites.

Poids du marketing, du design et de l’accélération du rythme de renouvellement des produits…Avoir un objet fonctionnel ne suffit plus aujourd’hui, il faut un objet au goût du jour, plus performant que l’ancien, plus beau aussi. Mais souvent peu durable et c’est volontaire !

Considérée en France comme un délit depuis 2015, l’obsolescence programmée est la quintessence de notre société du tout jetable. Combinée au marketing, qui nous pousse à acheter ce que nous avons déjà ou dont nous n’avons pas besoin, on se retrouve facilement avec un tas de déchets plus ou moins gros qui finiront tous dans une décharge ou en incinérateur.

Pour illustrer cela, sachez qu’un toulousain produit en moyenne 352 kg de déchet par an. Sur c’est 352kg seulement environ 60kg sont recyclables…

Chaque année, nous vivons et consommons au-dessus des ressources de la planète… M

 

Ce qui est mis en lumière par le jour du dépassementis en lumière par le jour du dépassement. Ce jour, qui est un symbole de notre démesure, nous rappelle tous les ans un peu plus que nous ne pouvons pas continuer comme ça. Au plan mondial, en 1971, la première fois qu’on calcule le jour du dépassement, il est au 24 décembre, l’an dernier il était au 1eraoût !

Les changements de comportement sont accessibles à tous, à son échelle bien sûr, mais avec de la volonté, l’aide des associations et des politiques, nous pouvons tous faire mieux.

Le « zéro déchet » est une solution à la crise écologique que nous vivons parce que cette philosophie traite le problème à la source.

Au quotidien cela passe par :

– consommer moins et se demander avant chaque achat si vous en avez vraiment besoin ;

– penser « collaboratif » en privilégiant le prêt, la location, l’échange : qui sont des exemples de ce que l’on appelle « l’économie de la fonctionnalité » ;

– utiliser durablement les objets : apprenons à réutiliser, à entretenir, et à réparer ;

– favoriser les commerçants qui proposent des produits ou un service presque sans déchet. Comme les magasins vrac, ceux qui acceptent vos contenants, les cafés et les bars qui bannissent les pailles plastiques, etc..

– composter ;

– enfin, trier et recycler (quand il n’y a pas d’autre choix).

Agir sur les déchets, c’est changer et diminuer sa consommation… donc dépenser moins.

Le pouvoir d’achat n’est pas seulement un vecteur de calcul pour les économistes, il est un vrai pouvoir. Un pouvoir que chacun a dans ses mains au quotidien, un pouvoir qui peut clamer votre désaccord, un pouvoir qui peut porter des valeurs et une éthique.

Pourquoi échanger avec les politiques ?

Plus nous serons nombreux à porter ce message, plus les voix porteront loin, plus le champ d’action deviendra large. Alors oui, tout le monde est las de la politique, moi la première.

Mais les choses peuvent changer grâce aux élus et aux citoyens. Vous connaissez probablement les choix législatifs courageux faits à San Francisco pour interdire le plastique à usage unique. Plus proche de nous en Italie à Capannori, en seulement 5 ans, les habitants ont réduit de manière spectaculaire leur production de déchet. 53kg/an/hab, presque 7 fois moins qu’un toulousain ! Sans la conviction des élus, cela n’aurait pas été possible.

Ces villes nous montrent bien qu’un personnage politique conscient des enjeux écologiques et actif sur cette question en tête d’une ville comme la nôtre est décisif pour aller des changements concrets etd’ampleur.

Demain la ville de Toulouse et Toulouse Métropole devront faire plus pour répondre aux enjeux

Le rôle de la métropole, dès aujourd’hui, c’est de continuer à soutenir les initiatives déjà en place et de s’engager à relever le défi du zéro déchet.

Cela passe notamment par le fait de :

– développer le réseau de compostage collectif de la ville et la distribution de lombricomposteur pour ceux qui sont en appartement ;

– encourager le retour de la consigne ;

– faire pression au plan national pour que le législateur accompagne rapidement les acteurs locaux dans le développement de l’économie circulaire ;

-être elle-même un exemple pour ces citoyens en matière de réduction de déchet au sein de ses infrastructures.

 

Pour finir je paraphraserai la jeune activiste Greta Thunberg qui lors d’un talk a dit la chose suivante :

« Bien sûr nous avons besoin d’espoir. Mais plus encore que d’espoir, nous avons besoin d’action. Une fois que nous commençons à agir, l’espoir est partout. Alors au lieu de rechercher l’espoir, recherchez l’action. »

Merci à vous toutes et tous »

Intervention de Romain CUJIVES, conseiller municipal de Toulouse et conseiller communautaire à la Métropole

 

« Cher-e-s ami-e-s,

 

            Je tiens à vous remercier pour votre présence et votre engagement. Nous sommes encore nombreux ce soir rassemblés pour échanger, débattre et enrichir le « chemin pour Toulouse » que je vous invite à co-construire depuis déjà de longs mois.

 

            Merci à Tiphaine pour son énergie, sa force de conviction et son action pour infuser dans notre ville la dynamique, la « philosophie », du zéro déchet. Au plan individuel comme au plan collectif, nous devons en effet, depuis le « local », nous réintégrer dans le « global », et inventer une nouvelle manière de vivre : il est urgent d’enclencher et d’inventer une véritable « transition écologique et solidaire ».Comme nous y invite Zéro Waste : « Dépassons nos limites, pas celles de la planète ».

            Ces dernières sont aujourd’hui largement consommées. En 1969, la planète suffisait tout juste à satisfaire les besoins de l’humanité. 50 ans plus tard, 1,7 planète serait nécessaire pour satisfaire tous nos besoins sans pénaliser les générations suivantes ! En 2018, nous avions dépassé dès le 1er août la capacité annuelle de la planète à régénérer ses ressources et à absorber nos déchets. Chaque année, cette date avance alors même que l’urgence grandit. Nous marchons sur la tête.

2018 aura été une année charnière. Les conséquences du réchauffement climatique de 1°C éclatent en effet au grand jour. Elles sont déjà bien réelles : l’augmentation des extrêmes météorologiques, l’élévation du niveau du mer et la diminution de la banquise arctique ont été largement mis en avant par la communauté scientifique. 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes depuis le début des relevés de températures en 1880 et trouvera peut-être en la matière sa place dans le podium composé des années 2015, 2016 et 2017. C’est un fait : le réchauffement climatique va plus vite que les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne l’imaginaient à la fin des années 1990.

En l’état actuel des choses, nous devons avec gravité prendre acte que la catastrophe est en cours et qu’elle va considérablement s’aggraver si nous ne changeons pas de trajectoire.Elle ne constitue pas une « option » dont pourraient nous sauver les progrès de la Science, mais bien ce que la Science et ses « progrès » anticipent depuis plusieurs décennies, dans le cadre de scénarios dégradés d’année en année.

            Alors que faire ? « Dépassez nos limites » et changer radicalement la nature des solutions comme le calendrier de leur mise en œuvre.

Avec le « collectif Toulouse idées neuves », nous avons voulu mettre en avant l’« éthique de responsabilité ». Il est temps de sortir des erreurs du passé, des anciennes croyances, d’une réalité insensée où tant de femmes et d’hommes sont laissés sur le bord de la route et où notre planète a été oubliée et son destin impensé.

 

Je ne suis pas un scientifique. Je ne suis pas un climatologue, je suis un élu qui a trente-quatre ans, qui travail au quotidien pour sa ville depuis 11 ans, qui a une fille Athénaïs qui aura deux ans demain et qui a décidé en étant candidat aux municipales de l’année prochaine de bousculer l’ordre établi.

Loin des petites querelles politiciennes, je suis ici devant vous pour que nous inventions la ville de demain. Ma politique et mon écologie sont de transformation. Les citoyens se sont éloignés des politiques parce que les politiques se sont éloignés de leur quotidien et n’ont pas réussi à changer la vie. Des gens. Si nous sommes réunis dans cette salle ce soir, soyez ans persuadés c’est pour changer la vie en changeant la ville.

Ce soir, il est donc question de transition écologique et je vous le dis clairement il est temps de sortir de l’aveuglement. Nous ne pouvons plus nous contenter de la politique des « petits pas ». À ce titre, les toutes récentes inflexions verbales du Maire de Toulouse en matière d’écologie ne sont pas à la hauteur. L’« écologie de combat » que j’appelle de mes vœux ne peut pas être un « à-côté », mais le centre de l’action municipale, et ce durant toute la durée du mandat. Sur ce sujet, comme bien sûr bien d’autres, il n’est plus possible de naviguer à vue, sans vision, au gré de l’actualité politique.

J’ai la volonté farouche de porter un cap clair et cohérent. La « transition écologique et solidaire » est la matrice politique du projet que nous souhaitons partager avec vous et mettre en œuvre dès mars 2020 à l’échelle de Toulouse et de la Métropole.

C’est pourquoi j’ai souhaité faire de la « transition écologique et solidaire » l’objet de notre première rencontre. Celle-ci a vocation à parler de quasiment tous les sujets, car nous souhaitons porter une approche systémique pour agir sur l’ensemble des leviers dont la ville et la Métropole disposent pour agir, en collaboration avec l’État et les autres collectivités territoriales.

Dans la résolution de ce problème « monde » qu’est le réchauffement climatique, les villes ont ainsi une responsabilité historique et un rôle décisif à jouer. Les zones urbaines accueillent 54% de la population mondiale contre moins de 35 % en 1960 et représenteraient 70% de l’utilisation d’énergie de la planète. Elles concentrent aujourd’hui le cœur de la croissance économique avec 60% du PIB mondial issu de 600 grandes agglomérations.

Je suis convaincu du pouvoir collectif qu’ont les villes pour changer les choses.

Les villes doivent prendre leur responsabilité. À l’échelle internationale comme en France, les villes s’engagent. Je pense naturellement à Paris où Anne Hidalgo assume des choix ambitieux et donc courageux. Mais aussi à Nantes, à Grenoble ou à Bordeaux. Toulouse doit et peut mieux faire.

Dans leur rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement climatique planétaire à 1,5°C paru en octobre 2018, les scientifiques du GIEC ont clairement posé les enjeux pour parvenir à ne pas dépasser cette limite critique d’augmentation de la température terrestre :

– les émissions mondiales nettes de CO2 d’origine anthropique devraient être réduites d’environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030 : au plan local en 2020, nous avons donc 10 ans pour agir avec détermination ;

– il faudrait dès lors atteindre un « bilan nul » des émissions aux alentours de 2050, ce qui signifie que les émissions restantes devraient être compensées en éliminant du CO2 de l’atmosphère.

Du point de vue des lois de la physique et de la chimie, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5°C est possible, mais il faudrait – je cite– « des changements sans précédent ». Certaines mesures nécessaires pour limiter ce réchauffement sont déjà mises en œuvre dans le monde, mais il nous faut néanmoins accélérer le rythme.

            Dès 2020, à Toulouse, il va donc nous falloir piloter la mise en place de ces changements « sans précédent » : c’est pourquoi j’ai proposé la création d’une « constitution locale durable ».

Quelle en serait la fonction ? Elle constituerait un document de référence auquel l’ensemble des politiques publiques municipales devrait se conformer. Ce nouveau canevas sera débattu, rédigé et adopté dès la prise de fonction de la nouvelle équipe. Il sera issu d’un travail citoyen. Elle devra permettre de nous doter d’outils de mesure et de pilotage pour comprendre les incidences de chacune de nos décisions en matière de réduction de gaz à effet de serre. Chaque année, nos concitoyens devront être en capacité de mesurer les implications de l’action municipale sur le quotidien, en la replaçant dans une perspective de moyen/ long terme. Elle nous permettra surtout pareil à la Constitutionfrançaise de venir à l’échelle locale créer une norme supérieure qui s’imposera dès lors à l’ensemble des délibérations et décisions municipales. Elle assurera à la fois une cohérence globale et l’émergence d’un paradigme nouveau de pensée.  Changer la vie au quotidien doit désormais s’inscrire dans un temps long, bien au-delà des échéances électorales. C’est aussi le sens de cette proposition.

 

Afin là encore de piloter l’action municipale et de vous rendre des comptes, je propose la désignation d’un-e vice-maire en charge de la transition écologique et solidaire. Il aura pour mission de vérifier, d’assurer et de coordonner la mise en œuvre des principes contenus dans la constitution.

En matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme, nous devons changer de logiciel. À ce titre, je propose entre autres :

La sanctuarisation des espaces naturels et la préservation des zones agricoles urbaines et périurbaines. C’est indispensablepour soutenir la production de denrées alimentaires locales via des projets de maraîchage et d’agro écologie aux portes de notre ville, et préserver les corridors écologiques favorables à la biodiversité.

Afin de diminuer les déplacements et soutenir le commerce de proximité, pour des quartiers plus vivants et générateurs d’activité économique, il faudra mettre en œuvre un moratoire sur l’extension de zones commerciales dans les périphéries de la métropole

– Pour les constructions neuves, je veux que soient fixés des objectifs dans les documents d’urbanisme en matière de végétalisation– verticale et sur les toits – des bâtiments afin de limiter les effets d’ilots de chaleur et renforcer la beauté de la ville. Pour les espaces publics et bâtiments existants, il s’agira de voir comment mieux accompagner les initiatives des habitants et des entreprises.

La mobilité et les transports constitueront un axe absolument prioritaire au vu de leur place centrale dans nos vies. Pour changer votre quotidien, je souhaite notamment :

Considérablement développer les modes de déplacement douxgrâce à des pistes cyclables sécurisées et maillées à l’échelle de la métropole, afin de permettre aux Toulousains de se déplacer à vélo ou à pied, gage d’un gain de temps et d’une meilleure santé.

– Une proposition majeure et à laquelle je tiens beaucoup est d’instaurer un « bureau des temps ». Les embouteillages dégradent quotidiennement la qualité de vie comme la santé des Toulousains. D’ores et déjà, certaines grandes entreprises ont développé des partenariats avec différentes plateformes de covoiturage pour désengorger les axes routiers et permettre à leurs salariés de faire des économies. Je souhaite que la collectivité permette à ses initiatives de prendre plus d’ampleur à travers des plans négociés de mobilité entreprise / administration et qu’une réflexion profonde et d’envergure puisse avoir lieu sur le télé travail.

 

Tiphaine nous a donné des pistes de réflexions concernant la réduction et de gestion des déchets. Sur ce sujet, il me semble nécessaire de :

– Mieux valoriser les déchets par l’implantation de chalets de compostage dans chaque quartier, par l’implication de « clubs citoyens »qui deviendront de véritables réseaux d’initiatives locales. Nous devons plus nous appuyer sur la volonté des citoyens d’agir.

– Pourdévelopper les bonnes pratiques (limitation et tri des déchets, recyclage, compost, mais aussi conseils pour limiter ses factures d’électricité, d’eau, de chauffage …) et d’encourager les citoyens à agir à leur échelle, je propose la mise en place d’actions de communication et de valorisationpour permettre de massifier les pratiques individuelles en faveur de la transition écologique.

– À l’échelle de la métropole, il faudra améliorer le tri des déchets et leur valorisation afin de promouvoir l’économie circulaire. J’y vois un gisement d’emplois à développer et à penser comme une véritable filière de développement économique. Avec l’aide de la Région Occitanie notamment, une réflexion devra être menée à ce sujet.

Toulouse rayonne à travers le monde aujourd’hui grâce à l’aéronautique. C’est une grande fierté mais je souhaite offrir aux Toulousaines et aux Toulousains de nouvelles raisons d’être fiers.  À l’horizon de 10 ans, je veux que notre ville soit aussi connue pour son engagement dans la transition écologique et solidaire. La politique est affaire de symbole. Dans cette perspective, je propose la création d’un grand concours international d’écologie urbaine. Parce que la place du Capitole est l’emblème de notre ville, je souhaite que soit étudiée la possibilité de l’intégrer à cette démarche.

La crise des gilets jaunes a clairement mis en avant l’absolue nécessité de lier la « fin du mois » et la « fin du monde ». Nous devrons porter des choix écologiques ambitieux et les expliquer. Pour y arriver nous devrons accompagner l’émergence d’une « écologie positive ». A titre d’exemple, je souhaite notamment :

Accompagner la transformation des habitudes des citoyens, en instaurant des aides pour les foyers s’engageant à affiner le tri sélectif.

– Réserver des voies aux voitures électriques,

– Ou encore en exonérer de certaines taxes les entreprises et commerçantsqui s’engageraient pleinement à mettre en place des mesures réduisant leur impact sur la planète.

 

Une des clés du changement de nos habitudes passera par une sensibilisation accrue et de véritables objectifs en matière d’éducation. Pour cela il m’apparaît nécessaire et opportun : 

d’installer dans chaque quartier des panneaux d’informationet de sensibilisation concernant la qualité de l’air et la consommation énergétique, l’éco conduite etc. Pour prendre conscience des enjeux, il faut être mieux informés. C’est le préalable à l’action et aux changements.

– Nos enfants vont devoir grandir dans un monde profondément changer et ne pas reproduire les mêmes erreurs que nous. A ce titre, je veux faire desécoles de notre ville des lieux exemplairesen diminuant la place du bitume, en développant les jardins potagers, la découverte de la nature, des aliments et du goût, en proposant régulièrement des menus végétariens, des produits locaux et biologiques. Dès le plus jeune âge, le paradigme doit changer.

Enfin, il est plus que temps de sortir « du faîtes ce que je dis pas ce que je fais » si délétère pour la confiance entre les élus et les citoyens. Comme le disait Ghandi, « Montrer l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre : c’est la seule ». Il s’agira dès lors de rendre la Ville de Toulouse exemplaire en matière de transition écologique, notamment en incitant le personnel municipal à venir au travail à vélo, en achetant des véhicules plus propres et des énergies d’origine renouvelable, en installant des ruches urbaines, en végétalisant les bâtiments et ou encore en renforçant l’éclairage intelligent et la « smart city ».

            À travers mon livre « Un chemin pour Toulouse », de nombreuses autres propositions en matière de transports, d’urbanisme, de logement, d’aménagement du territoire vont dans le sens de la « transition écologique et solidaire » que j’appelle de mes vœux. Les propositions que je viens de partager avec vous sont une invitation au débat, c’est-à-dire une base de réflexion.

Avons-nous pensé à toutes les solutions ? Indéniablement pas. Allons-nous assez loin ? Sur certains points, j’en suis convaincu. Sur d’autres, je vous invite à nous challenger, à bousculer les idées reçues et les frontières de ce qui semble « réaliste ». Car aujourd’hui, ce qui est irréaliste, c’est bien la trajectoire que nous empruntons collectivement aujourd’hui et pour l’avenir de nos enfants ! Au vu des enjeux auxquels nous faisons face, j’ai besoin de votre volonté, de votre audace et de votre créativité ! Demain s’invente aujourd’hui !

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain, écrivain et humoriste américain, auteur des « aventures de Tom Sawyer » »

Le débat

Les échanges entre Romain CUJIVES et les citoyens présents ont conduit à la formulation de 11 propositions citoyennes, qui ont été soumises au vote des personnes présentes.

La première proposition citoyenne consiste à adopter une politique incitative en matière d’écologie en incitant les bonnes pratiques avec des récompenses par exemple dans le domaine de la culture. et de culture(par exemple par un système de points).

La deuxième proposition citoyenne consiste à améliorer le tri des déchets dans les logements collectifs.

La troisième proposition citoyenne consiste à accentuer la piétonisation et installer des navettes gratuites sur les axes piétonnisés.

 

 

La quatrième proposition citoyenne consiste à mettre en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles pour lutter contre le gaspillage.

La cinquième proposition citoyenne consiste à lutter contre la pollution des véhicules à moteur thermique en encourageant le télétravail.

La sixième proposition citoyenne consiste à lutter contre la pollution des véhicules à moteur thermique en encourageant le co-voiturage des travailleurs d’une même zone géographique.